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Le grand retour de la broderie sur canevas

Tendances15/11/2015

On la dit dépassée, improbable, immonde… N'en déplaise à celles et ceux qui ont longtemps critiqué les goûts de mamie, la broderie sur canevas revient sur le devant de la scène déco. Un phénomène repéré et approuvé par Maisons du Monde.

Vous la visualisez, cette scène de chasse où un épagneul breton s'emballe aux côté d'un cheval noir monté par un homme armé d'un fusil ? C'est le dessin typique des broderies de mémé, ces fameux tableaux qui habillaient les murs des salons d'autrefois, ces coussins personnifiés qui recouvraient les canapés. Une mode assez spéciale qui a aujourd'hui été délaissée, laissant place à une décoration plus abstraite et épurée. Surprise !, la broderie sur canevas is back et redevient so chic, clame haut et fort Maisons du Monde. Sérieusement ? Oh oui !

La broderie, une technique, plusieurs vies

Aussi appelée « tapisserie à l'aiguille », la broderie sur canevas consiste à dessiner puis broder un motif sur une toile écrue plus ou moins grande. Cette technique est apprise aux jeunes filles dès le XVIIe siècle mais c'est au XIXe siècle que le phénomène remporte un vrai succès, en particulier dans le milieu bourgeois. On brode en France, en Allemagne, en Autriche, bref, dans la quasi totalité de l'Europe.

Au fil des années, le point de croix se démocratise avant d'être peu à peu mis de côté au début du XXe siècle. Il connaît un nouvel engouement dans les années 80, se ringardise dans les années 90, et renaît encore une fois en ce début des années 2000. Ce succès retrouvé est en grande partie lié à l'essor du fait maison depuis trois-quatre ans. De plus en plus d'hommes et de femmes prennent plaisir à se faire artisans, par passion, pour tuer le temps.

En 2015, la broderie sur canevas est délurée

Kitsch à souhait, la broderie sur canevas apporte une touche de fantaisie à nos intérieurs souvent monochromes et aux couleurs généralement trop tristes. Elle donne aussi de la matière ! Attention, cependant, à ne pas trop en faire. « L’objectif n’est pas de faire ressembler son salon à celui de Tata Huguette version 1984, note Maisons du Monde. Un coussin par-ci, un petit cadre par-là et ça suffit ! »

L'idée, c'est de vous amuser avec les styles et de miser sur le décalage. On vous recommande, par exemple, d'apposer sur un lit romantique blanc et gris le coussin coloré Ernest sur lequel vous observe avec dédain un braque de Weimar en tenue de général (12,99 €). On adore aussi son acolyte Edgar, un terrier irlandais habillé en dandy (12,99 €). Parfait pour glisser une touche délirante dans votre salle à manger. Ne serait-il pas l'heure du thé ma mie ?

par Leïla Saloui

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