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Il était une fois l'espadrille

Tendances24/04/2015

Amies du printemps, les espadrilles chaussent les pieds de l'Homme depuis des millénaires. Retour sur l'histoire de ce modèle devenu le must have de la belle saison pour la gent masculine mais aussi pour les femmes.

Il suffit de la chausser pour s'imaginer au bord de la mer, un cocktail entre les mains. Synonyme de farniente de nos jours, la paire d'espadrilles était autrefois la chaussure des militaires et des ouvriers. Son origine précise est un peu floue mais les spécialistes estiment qu'elle serait née il y a environ 4 000 ans.

L'espadrille chaussait militaires et ouvriers

L'espadrille telle que nous la connaissons auraient été conçue pour la première fois en Espagne, où les fantassins du roi d'Aragon l'arborait dès le XIIIe siècle. Elle est alors composée de corde de jute ou de chanvre tressé et de toile de lin. Son nom, on le doit au terme « esparto », une sorte de jonc (sparte) que l'on utilisait pour réaliser les semelles.

La fabrication du modèle se serait développée au XVIIIe siècle. Il y avait d'un côté les alpargateros, en charge de la conception de la semelle de corde, et de l'autre les couturières, qui réalisaient la toile et les rubans. Au début du XIXe, la ville française de Mauléon-Licharre (Pyrénées-Atlantiques) décide de produire en grande quantité cette paire si agréable à porter.

Dans un premier temps, les espadrilles sont essentiellement destinées aux militaires, puis les curés se mettent à en chausser et vers 1880, ce sont les ouvriers des mines qui les adoptent. Petit à petit, elles s'exportent un peu partout dans le monde, en particulier en Amérique du Sud.

Sobre autrefois, l'espadrille se fait plus originale aujourd'hui

Le modèle traditionnel est écru ou de couleur noire. Sa forme diffère selon les zones géographiques. Dans la région catalane de L'Empordà, par exemple, la version la plus populaire est blanche et constituée de cinq rangées de ruban sur le dessus du pied.

Aux alentours des années cinquante, la chaussure évolue et s'adapte aux tendances imposées par le secteur de la mode. Vers 1960, Yves Saint Laurent demande la réalisation d'une espadrille à talons : une grande première. C'est à cette excentricité que l'on doit la désormais incontournable sandalette compensée en toile de jute. Face à ce succès grandissant, l'Asie se met à produire en masse des espadrilles mais elles restent surtout convoitées sur leurs terres d'origine, l'Espagne et la France.

À talons, colorée, rayée, pailletée... Aujourd'hui, l'espadrille revêt des allures très variées. Comme le souligne notamment la collection pour femmes proposée cette saison par Zara. Il y a la version jean (39,95 €), le modèle façon ballerine avec bout métallisé (49,95 €), la rayée avec lacets (29,95 €), la léopard (49,95 €) et notre chouchoute, l'espadrille en cuir à rayures noires et crèmes (49,95 €). So chic.

par Leïla Saloui

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