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1.2.3 : Ohé Matelot !

Tendances27/11/2014

La collection hivernale signée 1.2.3 est résolument chic et élégante, farouchement équivoque et indéniablement de notre époque. On ne saurait résister au style « Matelot » qui mêle la simplicité et l’esthétisme.

Il y a de ça un an, Arnaud Montebourg, ancien membre du gouvernement à la fonction de ministre du Redressement Productif posait fièrement en marinière et prôner le « Made in France », en Une du Parisien Magazine.

Sans trop savoir pourquoi, la marinière est vue et connue de tous comme un symbole français, vêtement de mode, qui se pare d’une double signification, à la fois élément de Haute-Couture et emblème du prolétariat.

Quoiqu’il en soit, c’est un vêtement que l’on aime à porter, hiver comme été, et qui garde en son sein tout le chic et l’élégance qu’on lui connait. C’est donc sans surprise que l’on découvre dans la collection hivernale de l’enseigne 1.2.3 une marinière au col rond, manches ¾ et fermeture zippée au dos (69 €) portée avec un pantalon bretelles perroquet (89 €). On ne saurait faire mieux en termes de « habillée à la Française ».

Habillée comme Coco Chanel

Et pour l’œil aguerri de l’expert mode, cette tenue n’est pas sans rappeler une certaine Gabrielle Chanel dite Coco, photographiée pendant la période de l’Entre-Deux-Guerres (en 1928) accompagnée de son Dalmatien. Dix ans plus tôt, la couturière française la plus célèbre avait remis au goût du jour la marinière dans ses collections et sa boutique de Deauville.

Mais on parle ici de la marinière première du nom, qui n’avait pas de rayures mais un col marin (col large), d’où son nom. Coco Chanel est ambitieuse et révolutionnaire, elle détourne un vêtement de travail masculin pour le faire porter par des femmes issues de la grande bourgeoisie. Mais pour elle, elle préférera le tricot rayé, porté autrefois par les matelots d’équipages, celui qu’on le connait aujourd’hui sous le nom de marinière.

Et c’est Yves Saint-Laurent qui le premier proposera le tricot rayé retravaillé dans sa collection « Matelot » en 1966. Depuis, la Marinière n’a jamais perdu de sa superbe, qu’elle soit portée sur les ports de Brest ou sur les podiums de Paris. Vêtement mixte, il est une valeur sûre de bon goût.

par Laurie Ferrere

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